Les belges à Dunkerque...
Cela fait plusieurs années que l’Union Belge d’Aïkido, grâce à ses liens privilégiés avec Dès notre arrivée au Centre Polder qui nous hébergera durant trois jours, nous voyons des têtes connues, notre ami Alain le « sénateur de Nantes », président de la ligue de Vendée, très ancien pratiquant avec qui nous partagerons le repas du soir et déjà nous parlons…d’Aïkido. Le mercredi au petit déjeuner, nous apercevons nos deux amis slovaques présents à quasi tous les stages de Nebi en France. Nous entendons parler plusieurs langues étrangères, c’est ainsi que nous apprenons que nous ne serons pas les seuls étrangers, il faudra compter sur des pratiquants slovaques, autrichiens, turcs, polonais, portugais et même israéliens. Nous nous déplaçons à travers les rues déjà habillés, ce qui nous vaut quelques questions au vu des hakamas, Nebi avec son humour habituel nous décrit comme…curés. Arrivés dans le Dojo, nous nous rendons compte qu’il faudra se préparer soi-même car pas d’échauffement hormis un léger Kokyu Ho et nous voilà lancés avec Nebi qui nous fait travailler le Jo (surtout Jonage) puis des applications mains nues sur les mouvements étudiés. Le travail est très dynamique et le niveau très élevé, vient le tour de Jean-Yves qui nous fait travailler pas mal de mouvement à partir du…Jo, thème de la journée on dirait. Après un bon repas à deviser de notre art sous toutes ses formes et une petite sieste réparatrice, nous retravaillons sur Shomen Uchi, suite d’un éducatif au bokken très intéressant montré par Jean-Yves. La réunion quotidienne a ensuite lieu sur le tatami, moment durant lequel nous pouvons poser nos questions même les plus saugrenues. Déjà une journée de passée, on ne va pas se coucher trop tard car 5 heures de pratique, cela laisse des traces surtout quand on sait avoir droit au même traitement le lendemain. Justement le jeudi, je retrouve un ami Paul Marotta de la ligue de Lorraine avec qui j’ai déjà travaillé à Bruxelles lors des stages de Senseï, j’ai travaillé pas mal avec lui, avides de ses bons conseils et de sa pratique de haut niveau. Le matin, nous travaillons à nouveau le Jo et puis particulièrement le Kumijo avec après des applications à partir de l’attaque Chudan Tsuki. L’après-midi est consacrée en grande partie à l’étude du Tanto et là nous avons la grande chance d’avoir un expert en la personne de Nebi qui démontre les mouvements avec…tanto réel, déjà vu mais toujours impressionnant. Les techniques tendent vraiment vers le réalisme mais tout se fait en harmonie et dans une ambiance de travail vraiment unique par l’esprit d’amitié et de respect entre les pratiquants. Le cours de Jean-Yves lui est basé sur Ushiro Eri Dori suite aux questions de plusieurs pratiquants. Le vendredi matin, Nebi commence le cours dans l’attente de l’arrivée de Tamura Shihan, celui-ci est axé sur le travail en Ushiro avec plusieurs formes de travail en Ikkyo suivant les niveaux, vraiment enrichissant. Tamura Shihan Notre keikogi est déjà bien mouillé lorsque Sensei arrive et commence…par la préparation « Ban Duan Jin », je n’ai jamais autant apprécié ces exercices….cela fait du bien à nos corps soumis à rude épreuve. Vient ensuite le cours et Sensei nous demande ce que nous avons travaillé, nous lui parlons du Jo et là évidemment nous avons une démonstration époustouflante de cette arme entre ses mains. On dirait qu’il tient de l’air…mais nous sommes projetés tels des fétus de paille. Par contre pour le bouger…impossible, comment un « vieillard » de 74 ans peut résister à des charges éléphantesques de notre part, vraiment sidérant. A nouveau, notre égo est mis à mal…. Une question de notre ami Gadi, la différence entre Kotai, Jutai et Kitai, Sensei lui répond que nous, occidentaux, nous nous posons trop de questions alors que la mentalité japonaise est toute autre, nous séparons tout alors que pour lui, il y du souple dans le dur et inversement. A nouveau démonstration avec un ami slovaque taillé en armoire et projeté comme un oiseau. Déjà l’heure de se quitter après une dernière synthèse ou tout le monde y va de ses remerciements et de ses commentaires. Notre ami israélien Gadi se fendant d’un beau discours dans lequel il déclare s’être senti comme à la maison suite à l’accueil de tout le monde. C’est la gorge serrée que nous prenons congé de nos compagnons de quelques jours et que nous reverrons certainement sur la longue route de l’Aïkido.
Stéphane, Nebi, Jean-Yves et Wlodek
Les participants
Il nous explique également de toujours regarder le partenaire, que certaines écoles prônent de faire le contraire mais que cela relevait uniquement de la pratique d’O Sensei, seul capable à ses yeux de déceler un mouvement sans le voir. Quelle humilité dans le chef de ce génie des arts martiaux !!!! Je ne me lasse pas de le voir évoluer encore à son âge avancé.
Kuribayashi Sensei, présent en élève lambda le matin, nous donnera cours l’après-midi dans une pratique tout ce qu’il y a de plus classique « Aikikai » c'est-à-dire assez physique. Difficile évidemment de passer après une telle éminence de l’art….
Beaucoup de projections en « groups », on s’amuse quand même bien car nous nous sommes mis par affinités. Les sensations sont moindres car c’est un travail totalement différent, on ne ressent pas la même énergie. A revoir peut-être dans un autre contexte.
Streching du matin...
Un grand bravo et merci aux organisateurs de la ligue Nord Pas de Calais.
Quelques photos de l’événement : ici