Fabrice Somers à Chaumont-Gistoux

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En ce beau long week-end ensoleillé du 1er mai, notre Dojo accueillait pour la première fois Fabrice Somers, haut cadre malgré son jeune âge, de la fédération sœur AFA.
Fabrice est un disciple de l’Aïkikai de Tokyo, endroit qu’il visite plusieurs fois par an afin de puiser la quintessence de notre art. Son travail et sa pédagogie sont grandement influencés par Endo Senseï de qui il est très proche, jusqu’à l’accompagner en qualité d’interprète et d’Uke lors des déplacements de ce Maître d’exception en Europe.

 

 
Comme toujours, j’arrive bien à l’avance vers 09H10 en me disant qu’avec ce soleil, il y aura peu de monde. Erreur !! Deux personnes patientent déjà sur le parking, une pratiquante louvièroise et mon ami et ancien professeur Pierre Manche. En tout, 25 pratiquants auront fait le déplacement, pas mal de membres de l’AFA mais quand même quelques-uns de l’Ubea, notamment de Binche et du Suki Dojo de Bruxelles. Après un échauffement assez court, nous entrons dans le vif du sujet le tout sous la bonne humeur de Fabrice; cela fait du bien, l’Aïkido avec le sourire.
Premier exercice sur attaque Men uchi à partir d’un maai très court, l’attaque part de la jambe avant. On contrôle le partenaire en posant la main sur le bras et en déplaçant légèrement la jambe arrière, le tout sans déséquilibrer l’uke et en étant relâché ;  ce qui va influencer tout le travail de la matinée.
Par la suite, le même placement mais en application sur Ikkyo omote et ura. Fabrice, à son habitude, tourne dans le dojo et pratique avec vraiment tout le monde, débutants et avancés. Il maitrise vraiment bien son sujet, mal placé comme uke ?? on est balayé ou surpris d’un atemi…
Fabrice ne considère pas l’Aïkido comme une discipline « combattante » mais plutôt comme une relation, un dialogue avec un partenaire ; ce qui n’empêche pas l’aspect martial d’être présent.
Nous avons l’impression d’être un navire en pleine tempête car dès l’essai de se relever, on se retrouve au sol, en déséquilibre, amené en pivot, pris dans un maelstrom tant le contrôle est parfait, bref le grand roulis avec vagues scélérates…
Le stage se poursuit par Kata Dori nikkyo effectué avec un changement d’angle, tout cela avec grande facilité et esthétique du geste suivi de quasi le même travail mais pour projeter en Kokyu Nage, en absorption sur le bras et projection en ouvrant bien les épaules.
Ryote Dori Tenchinage nous offre l’occasion d’encore plus travailler notre relâchement, dans une forme dans laquelle les jambes sont déjà placées pour l’exécution du mouvement et avec les bras plus hauts, pas facile d’autant plus que je me sens un peu visé par les soupçons de Fabrice  sur la pratique en puissance…Nous terminons par Ryote Dori Uchikaitennage dans une forme rarement vue, c'est-à-dire en ramenant l’uke devant soi et non en se plaçant derrière celui-ci, vraiment agréable et très doux à effectuer.
Les mouvements appliqués durant ce stage ont vraiment été ludiques et intéressants sur le placement du corps. Même si ce travail apparaissait très différent de ce que nous avons l'habitude de faire, ce fut néanmoins très enrichissant et, pour reprendre l'adage d'une chère élève "les différences font la richesse de notre art..."
Comme le disait notre invité, ces applications ne sont que la suite des bases à acquérir lorsque l’on est débutant, un chemin parmi tant d’autres, un chemin parcouru dans la joie et dans un très bon esprit. Il ne serait pas étonnant qu’il compte de plus en plus de marcheurs le sillonnant…
Autre article du blog sur Fabrice : ici 

Publié dans sakuradojo

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