Présentation

Mercredi 2 janvier 2008

Durant ces congés de fin d’année, j’ai pris un peu le temps de souffler comme beaucoup d’entre-nous. En pratiquant un zapping forcené à la recherche d’un programme intéressant sur la petite boîte cathodique, je suis tombé sur une démonstration d’arts martiaux diffusée sur la chaîne régionale Tv Com (ici), chaîne qui traite habituellement des sujets relatifs au Brabant Wallon donc j’en déduis que cela devait se passer quelque part dans notre Province (l’endroit n’était pas spécifié). Après recherches, cela se passait à Charleroi. Ce programme était diffusé en boucle donc…je l’ai regardé plusieurs fois. Evidemment dans ce genre d’évènement, on a toujours droit aux techniques « destinées à tuer ou à faire très mal »  et aussi aux démos arrangées, vous savez celle ou on voit les lèvres bouger « attention, je vais faire ca… ». Vous me direz que la critique est aisée et qu’il facile d’analyser devant son écran, j’en conviens, cela ne doit pas être un exercice facile aussi je ne vais pas disséquer bêtement les disciplines présentées ; après tout il en faut pour tout le monde. Une chose, néanmoins, m’a fait bondir de mon douillet canapé, il s’agit de la démonstration d’Aïkido effectuée par (je reprends les dires du présentateur) « l’équipe nationale d’Aïkido » sous la direction de Louis Van Thiegem 6ème Dan.  Là, j’ignorais quez notre art disposait d’une équipe nationale alors qu’il est connu que nous ne faisons pas de compétition à  l’exception des écoles Tomiki et Sakurai-Ryu, toutes deux restant assez confidentielles.

Tomiki Senseï

Peut-être que Carlos Vaquera, le « monsieur loyal » de la soirée n’était pas au courant de ce fait mais je suppose qu’il écrit ses petites fiches en collaboration avec les invités donc cela me laisse pantois.
De plus, une équipe nationale, à l’égal d’autres disciplines, devrait reprendre des gens de différents horizons….Peut-être que les spectateurs n’auront pas prêté attention à ce détail mais les pratiquants d’Aïkido, à mon avis, oui. Et puis, une « équipe nationale belge d’Aïkido », vous imaginez, cela ferait bien rire nos voisins français….
A part cela, j’ai bien apprécié les démos de Kendo (assez explosif) et de Naginata avec une présentation très originale au début, une jeune fille habillée différemment (en rouge) effectuant une danse avec son arme tandis que les pratiquants prenaient place, une sorte d’ode aux kamis…..

Naginata à la soirée Tradition...

par Steph publié dans : sakuradojo
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Mercredi 19 décembre 2007

Comme chaque année, nous organisons le KAGAMI BIRAKI le 12 Janvier 2008 à 17H30 au sein de notre Dojo. Le Kagami Biraki était à l’origine un rite qui ponctuait l’année dans les familles de la noblesse japonaise et par la suite dans les familles des castes de guerrier. Le 20 janvier, les hommes ouvraient le coffre qui renfermait les attributs de leur appartenance au métier des armes (armure, casque, armes) et les déployaient. Les dames plaçaient sur leur coiffeuse, en guise d’offrandes, de la bouillie de haricots rouges et des gâteaux de riz appelés Kagami Mochi. On appelait cela, à l’origine, le Kagami Wari, à cause des Mochi, forts durs, qu’il fallait rompre à la main ou au marteau pour pouvoir les manger. Le 20 janvier 1651 mourut le shogun Iemitsu, troisième de la lignée, on changea donc, dès 1652, la date de la cérémonie pour qu’elle ne corresponde pas à l’anniversaire de cette mort.

Attente...

On la fixa au 11 janvier, l’associant à un autre rite, le Kura-Biraki. Le Kura étant le grenier à riz, il s’agissait en fait de la reprise officielle du travail pour la nouvelle année. Naissait alors la cérémonie du Kagami-Biraki qui célébrait symboliquement le renouveau de la vie, de la clarté, de la naissance, en cette période de froid et de ténèbres.

Démo...

Cette cérémonie débute par un petit échauffement et est ponctuée ensuite par diverses démonstrations effectuées par les pratiquants et les invités. Des cadeaux sont ensuite remis au professeur et aux plus anciens en remerciement des enseignements reçus. Des mets sucrés sont apportés par les pratiquants et parents de pratiquants; de préférence confectionnés par eux-mêmes (nous avons été gâtés ces dernières années ;o)), saké chaud et boissons non alcoolisées sont de la partie.

par Steph publié dans : sakuradojo
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Mercredi 12 décembre 2007

L’Ecole Belge de Shiatsu, représentée par l’Institut Massothérapie, m’a contacté afin que j’anime un cours d’Aïkido dans le cadre de la formation de leurs futurs praticiens. Elisa, la formatrice, désirait démontrer une autre approche de la recherche du Ki. Tâche difficile que ce samedi…donner cours sans techniques, ni chutes, en voilà une gageure et de plus sur quelque chose d’abstrait, le ki, l’énergie que les modestes pratiquants que nous sommes mettent des années à acquérir. Je leur ai d’ailleurs expliqué que ce n’était pas en deux heures qu’ils pouvaient ressentir des sensations d’énergie mais bien après des années de travail. Bon, finalement, ils étaient tous contents d’avoir vu autre chose.
L’étude du Shiatsu m’intéresse grandement, je pense m’y mettre sérieusement un jour. Jusqu’à présent, je n’ai reçu que quelques bribes lors de stages avec quelques Maîtres. J’ai d’ailleurs demandé à Elisa d’organiser une petite formation pour les pratiquants d’Aïkido désireux d’étudier cette autre voie. 
Quelqu’un de chouette et de vrai, Elisa, elle s’est formée au Shiatsu en Suisse et au Canada où elle a vécu une dizaine d’années. J’ai quelques élèves et connaissances qui suivent l’enseignement d’un autre prof réputé, Maître Kawada, celui-ci à ce que j’ai déjà entendu pratique un Shiatsu beaucoup plus énergétique alors qu’Elisa a une approche plus en douceur.

Kawada Senseï

Une petite analyse de la relation entre nos deux disciplines :
Littéralement Aïkido signifie : Voie de l’unification des énergies. Cela suffit à comprendre que nous sommes dans le même domaine, la maîtrise de l’énergie. Mais allons voir un peu plus loin et reprenons le petit lexique du Shiatsu pour le transposer à l’Aïkido...
Parlons de «Ki», cette énergie interne que l’on propose de rétablir dans des séances de Shiatsu et que l’on retrouve dans tous les instants de la vie. Ce Ki, situé au niveau du Hara, le centre de l’homme, la naissance de la puissance et de la vitalité, l’Aïkidoka en a bien besoin lorsque l’attaque d’Uke arrive. Mais l’on peut parler aussi de Yin et Yang. L’Aïkidoka n’est il pas soumit lors de sa pratique à de multiples changements, Uke et Tori, unifient leur corps et  esprit, avancent et puis reculent, pivotent à gauche et puis à droite, jouent avec le haut et le bas, inspirent et expirent. Ne sont-ils pas habillés de noir et de blanc ? La liste est longue et non exhaustive.

Regardons également du côté des 5 éléments. Imaginons une technique partant d’une attaque frappée. L’immobilité de Tori dans l’attente du moment idéal à l’esquive ressemble à la  terre, il est enraciné, les pieds vissés au Tatami, l’équilibre parfait. Le mouvement qui suit correspond à une intense émotion car il faut bouger au bon moment, c’est le commencement, la montée du dynamisme, cela demande de l’audace, de l’imagination et une bonne perception visuelle. Tout est clair nous sommes dans le bois.
L’esquive est suivie de la construction d’une technique qui porte Tori dans la sublimation de soi, c’est le point culminant de la technique, la plénitude. Nous sommes maintenant dans le feu. Que cette technique se termine par un contrôle au sol ou une projection, Tori passe à ce moment là dans une phase de terminaison, c’est la descente énergétique, l’expiration, en quelque sorte l’automne, le couchant. Cette fois il s’agît du métal. Enfin, Tori s’éloigne, la technique est terminée, il reprend son calme, c’est la dissolution entre Tori et Uke. La concentration reprend pour une prochaine technique, c’est la fin avant la renaissance, en quelque sorte l’hiver. Nous sommes dans l’eau
Si nous analysons Kyo et Jitsu (vide et plein), il est évident que les différents temps de construction d’une technique passe par ces phénomènes, nous l’avons vu pour les 5 éléments, des moments forts suivent « le laisser faire ». Keiraku (système circulatoire) correspond bien au mouvement décrit par un Taïsabaki ou un Tenkan, ces moments de grande mobilité ou le corps suit une trajectoire bien définie.  

Kawada Senseï

Pour résumé nous pourrions dire que la pratique de l’Aïkido demande, comme pour le Shiatsu, beaucoup de compassion envers son partenaire, et il est remarquablement démonstratif des différents moments de la vie quel qu’elle soit; le calme vers l’activité, de la colère à la sérénité, de la haine à l’amour, de la naissance à la mort et tout recommence infiniment, sans jamais cesser. C’est ce que l’on nomme l’impermanence….
Le site d’Elisa Carpiaux : ici
L’Ecole de Maître Kawada : ici

par Steph publié dans : sakuradojo
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Vendredi 7 décembre 2007

Les armes ne nous quittent décidemment plus….
Après Daniel Toutain et Carlo Van Parys, notre Dojo avait organisé un cours armes ce mercredi 05 avec Jean Burnay, 6ème Dan et plus de 35 années de pratique, une masse de connaissance!
Son Aïkido teinté d’humour dans sa façon d’enseigner est assez intéressant et comporte des aspects qu’il m’a fait découvrir ou redécouvrir.

 

J’essaie de suivre régulièrement les cours « Ecole » qu’il organise une fois par mois dans son Dojo d’Eghezee. Ces cours sont ouverts à partir de 2ème kyu donc d’un niveau honorable et on y trouve pas mal d’anciens.
Quelques pratiquants avaient fait le déplacement depuis Bruxelles et Louvain La Neuve (dont mon ami et ancien prof Pierre Manche).
Comme il s’agissait du premier cours de ce type, Jean a débuté par les bases, intéressantes même pour les plus anciens. A commencer par….comment tenir un ken ensuite étude de différentes gardes telles que Chudan no kamae, jodan no kamae, wake no kamae, gedan no kamae, hasso kamae et seigan no kamae. Révision des pas car il faut….savoir se déplacer, Tsugi aeshi, ayumi aeshi, nanane aeshi, yoko aeshi, d’abord seul ensuite avec un partenaire avec applications de différentes coupes. Le thème du jour paraissant être « awaze » c'est-à-dire mettre ensemble, unifier, nous ne quittons pas notre partenaire…
Travail très « Michel Becart »  dont Jean est un fidèle des fidèles !

Michel et Jean

Application technique, ensuite, avec Ich no awaze et Ni no awaze pour terminer en enchainant les 2 mouvements. Nous terminons la séance par un peu de Jo, attaque choku tsuki et défense en kaeshi tsuki. Ce cours était différent de ce que nous faisons dans notre dojo lors des cours armes mensuels mais est très complémentaire et je pense en reprendre quelques éducatifs pour les prochaines sessions. 

par Steph publié dans : sakuradojo
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Jeudi 6 décembre 2007

Lors du stage de Daniel Toutain à Jodoigne (voir le post précédent),  nous étions présents le samedi et donc à l’instar des gens du dimanche, nous avons travaillé le Jo en première partie. Tout le travail était basé sur l’étude à partir du kata 31 que tout aikidoka qui se respecte a pu au moins une fois effectuer dans sa vie. Le grand intérêt résidait, à mes yeux,  dans plusieurs applications découlant de cet enchaînement. Le tout avec la grande précision de l’école Iwama. Enthousiasmés par cette pratique, nous avons donc décidés de fermer le Dojo ce lundi 03 Décembre et de nous rendre au stage de Carlo Van Parys, représentant de l’école Iwama Daniel Toutain pour notre plat pays ; ce à l’invitation de notre ami Marc Somja à Jodoigne.

Carlo a débuté l'Aikido en 1980.Son père, Charles Van Parys, un des plus anciens aikidoka de la province de Liège et fondateur de l'école "sakura dojo", lui a transmis le virus.
Il pratiquera aussi le karaté durant son adolescence et se consacrera ensuite uniquement à l'aikido, obtenant ainsi son 1er dan en mars 1989.
Durant les années 90, son père lui donne la charge des cours pour les jeunes adolescents.
En 1997, Carlo se voit proposer d'enseigner dans un nouveau centre à Chênée. Il est à cette époque 3ème dan. Dès les premiers jours, le dojo rencontre un véritable succès. En 1999, son père lui laisse la succession de son école. Au mois de juin 2000, Carlo fera une rencontre formidable avec l'un des plus éminents et plus proches disciples du fondateur: Maître Morihiro Saito. Cette rencontre le marquera fortement et suscitera des questions, essentiellement sur la pratique des armes. Désireux de trouver des réponses à ses interrogations, Carlo entamera de profondes recherches et décidera enfin de contacter un disciple Français très proche du maître: Daniel Toutain. Ils partiront ensemble au dojo du fondateur, à Iwama, pour y suivre les cours comme élèves internes. Le 18 décembre 2004, Carlo recevra le 4ème dan Iwama Ryu et est depuis devenu enseignant professionnel.

 

Le stage a débuté par les traditionnels suburis en répétant le nom des mouvements et en poussant kiai, nouveauté pour beaucoup et on s’aperçoit qu’il y aura du travail dans l’étude des manipulations. Après quelques frappes classiques, nous étudions un « bloc » de mouvements basés sur Hasso gaeshi, en partant de cette position haute, Shomen uchi ; Shomen uchi komi, tsuki, ushiro uchi, ushiro barai. Carlo nous démontre à chaque fois le mouvement en décomposition et en vitesse réelle, la précision est vraiment de mise et en le regardant faire, on constate à nouveau la rigueur de cette école, tous les mouvements et déplacements sont identiques à chaque fois. On découvre que de nombreux mouvements ne sont pas circulaires, comme beaucoup le pense, comme par exemple Toma katate uchi qui se fait quasi en rectiligne. Pour démontrer ces frappes, notre hôte s’entoure de différents partenaires disposés en triangle autour de lui, on doit pouvoir frapper sans toucher les « encerclants ». Ensuite, l’étude du Kata 31 qui est vraiment la charpente du travail du Jo Iwama, quelques changements par rapport à ce que j’avais appris, notamment dans la position des mains, on tient en fait le Jo comme un Ken et parallèle au sol. Grande richesse, les applications découlant de ce Kata à partir de la onzième frappe effectuées avec un pratiquant Iwama et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça cogne dur…mon Jo s’en souvient encore…
Pour terminer, quelques techniques de désarmement sur Tsuki.
Un très bon stage, un très bon pédagogue…et rendez-vous est déjà pris pour une prochaine fois. 

par Steph publié dans : sakuradojo
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Dimanche 2 décembre 2007

Ce samedi 01 décembre après les cours enfants du matin, je prends la route pour le Dojo de Roux dans les environs de Courcelles afin de participer aux examens fédéraux communément appelés examens Dan. Dans la voiture, j’ai bien le temps de réfléchir à cette épreuve, comment cela va-t-il se passer ? Suis-je prêt ? Mentalement et Physiquement ? Ne vais-je pas craquer en cours de route ? Cela fait à peu près un an que je me prépare physiquement par un entraînement quasi quotidien en salle de sport et par les stages intensifs durant lequel j’essaye de donner le meilleur de moi-même, le tout assez secrètement car je ne suis pas du genre à tout étaler sur la place. Quelques Sms d’encouragements me parviennent dont un, important, qui me dit « de montrer comment on vit sa passion ». Voilà comment je vais appréhender la chose, vivre ma façon d’Aïkido….     

 

undefinedPréparation Dan…

  Arrivé dans le Dojo et après un habillage des plus précis (cela doit être montrer aussi), j’arrive dans le Dojo et aperçoit quelques têtes connues et moins connues dont Marc Somja, le prof de Jodoigne venu présenter un élève et accompagnant une forte délégation de supporters (sympa comme attitude, je ferai de même lorsque je présenterai quelqu’un). Après un échauffement perso, voici le temps de la mise en place et de l’arrivée du Jury, là aussi quelques têtes connues. Jean Burnay m’a averti, les examens ont monté en qualité et on ne rigolera pas vraiment. Fait confirmé avec l’entrée en lice du premier candidat (jodoignois) venu présenter son Shodan et directement nanti de deux Uke qui vont l’accompagné dans son examen. Marc peut être fier, il a bien préparé son élève qui gère très bien son travail avec calme et précision, il a réussi d’ailleurs. Un autre candidat Shodan par la suite et là…nettement moins bien, pas beaucoup de gestion, parle et rigole pendant l’examen et très vite essoufflé. Les bases sont absentes jusque dans les immobilisations. Je pense que son professeur n’aurait pas dû le présenter car le candidat n’avait ni l’esprit ni le niveau et n’a pas vraiment présenté quelque chose de concluant. Un autre candidat présente alors son Nidan avec deux partenaires mais qui n’attaqueront pas simultanément, chacun à son tour. Je suis sur le tatami pour ne pas me rouiller et puis dans un examen, il faut aussi démontrer son travail d’Uke. Travail puissant et précis de ce pratiquant, je suis déjà dans mon examen et me prépare mentalement. 
     

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Fin…tiens c’est à moi, l’examen se déroulera avec trois ukes attaquant en même temps. L’examen sera Ju Tai, c’est à dire fluide et en dominant les échanges. Une bonne respiration, une pensée vers quelqu’un,  un salut, et c’est parti….suwariwaza, hanmihandachiwaza, tachiwaza, bukiwaza, jyuwaza, randori, attaques trois armes… les mouvements s’enchaînent sans que j’aie vraiment le temps d’y penser, forcément avec trois partenaires. Je suis dans mon monde, je ne réfléchis pas, tout s’écoule et la fatigue ne m’atteint pas. Voici venu la fin, cela a duré…je ne sais pas, on me dira une demi heure mais le temps a passé de façon étrange. Des moments dans lesquels on voudrait rester longtemps car on s’y sent bien. Je ne suis pas du tout atteint physiquement, certaines personnes sont étonnées de me voir si frais, moi en premier. On me proposera d’ailleurs au contrôle anti-dopage (pour rire ;O))). Après l’attente de la délibération durant lequel on converse avec les spectateurs et autres candidats allant de ses avis et commentaires, le verdict tombe. Des quatre candidats, trois sont retenus dont votre serviteur….me voilà Sandan. On me remet le diplôme avec les félicitations, celà fait plaisir mais je suis encore dans l'examen, dans cet instant durant lequel j'ai été au maximum de ma modeste pratique et durant lequel j'ai eu l'impression que mon corps n'existait plus....au profit d'autre chose.
J'ai bien apprécié les commentaires de Jean, j'ai pas mal travaillé avec lui et il m'a fait découvrir d'autres aspects de notre art, et d'autres mots aussi, Jean-Paul décrivant celà comme "une autre fête de l'Aïkido" et Serge me disant que j'ai terminé avec...un sourire, peut-être la parole qui reflétait le plus mon état.
Mais cela est-il vraiment important au vu d’autres choses, on est bien sûr content et fier du résultat mais il faut continuer à travailler encore et encore… A mon sens, ce n’est qu’un palier, un support dans l’évolution de l’individu, il ne faut pas tomber dans le piège de l'ego…..et reprendre le chemin.
 
par Steph publié dans : sakuradojo
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Lundi 26 novembre 2007

Ce dernier week-end, la Fédération avait invité, dans un esprit « découverte », Daniel Toutain 6ème Dan Iwama Ryu.
Je n’avais jamais pratiqué sous sa direction et j’ai apprécié non seulement son travail mais également la sobriété et la précision qui s’en dégagent. 
Daniel TOUTAIN a débuté l'Aikido en 1968 avec Masamichi NORO Sensei dont il a été l'élève jusqu'en 1978 (à plein temps à partir de 1976). De 1978 à 1982, il s'est formé de façon intensive auprès de Nobuyoshi TAMURA Sensei en suivant la quasi totalité de ses stages de week-end et de ses stages mensuels régionaux pour professeurs qui duraient une semaine à cette époque. Pendant cette période, Daniel Toutain a dirigé un Dojo d'Aikido de 150 élèves à Paris et a également pratiqué le Iaido. C'est dans ce Dojo qu'il a reçu Tsunemori Kaminoda Sensei et Risuke Otake Sensei, ainsi que Donn F. Draeger, lors de leur tournée européenne organisée par Tiki Shiwan et Daniel Leclerc. Après 1982 il a continué de suivre, mais de façon épisodique, l'enseignement de Tamura Sensei jusqu'en 1987. Daniel Toutain s'est installé à Rennes au début de la saison 1981/1982 et continue d'y enseigner l'Aikido depuis. Il est toujours resté reconnaissant vis à vis de ses deux premiers professeurs, Maître Noro et Maître Tamura, pour tout ce qu'ils lui ont appris. Il garde une estime et un respect tout particulier pour Maître Tamura qui a occupé une place très importante dans son parcours.  

 

En Avril 1993, Daniel Toutain est devenu l'élève de Morihiro SAITO Sensei, 9ème Dan Aikikai, en charge du Dojo de Maître Ueshiba à Iwama, ainsi que de l'Aiki Jinja (temple dédié à l'Aikido). Maître Saito est reconnu mondialement comme étant ayant été le seul véritable spécialiste des armes de l'Aikido et comme la personne qui a transmis le plus fidèlement possible les techniques enseignées par O-Sensei car il a vécu 23 ans auprès du fondateur.

Le stage avait lieu dans le Dojo de notre ami Marc Somja à Jodoigne et on se rendit vite compte que les magnifiques installations ne suffiraient pas vu le nombre de pratiquants du samedi (+ de 80 à mon avis). La première heure fut consacrée à l’étude du Jo avec non seulement  le Kata 31 mais également quelques applications découlant de ce kata, vraiment très intéressant. De plus, comme souvent au Japon, on reste avec le même partenaire et j’ai eu la grande chance de pratiquer avec notre Président Serge Picrit, donc le bonheur absolu.
La deuxième période fut consacrée à la pratique « mains nues »  avec en début Tai No Henka expliqué de façon très détaillée, en statique et en dynamique (Ki no nagare). Puis travail sur Morote Dori et Yokomen Uchi dans le style « puissant » d’Iwama, c'est-à-dire pas avec le dos de la cuiller, assez martial. Les saisies sont des saisies et les attaques des attaques…et là, pas de Serge mais un enseignant Iwama de Liège assez colosse qui m’a bien fait travailler et transpirer, le tout dans une gentillesse de bon aloi. C’est vrai que nous avons été très bien accueillis par les pratiquants et que ceux-ci n’étaient pas avares en explications sur les particularités de leur école.

Saito Sensei

Pour terminer, une heure et demie de cours réservé au plus avancés (à partir de 1er kyu), et travail Tachi Dori, c'est-à-dire techniques de désarmement sur attaque bokken.  Je ne me souvenais pas qu’il y en avait autant…et encore nous n’avons pas étudié l’entièreté du répertoire. Là, pratique avec un autre prof Iwama, aussi très enrichissant quant aux détails fournis. C’est vrai que cette école est très précise et extrêmement codifiée par exemple sur les placements de pied.
Je n’étais pas présent le dimanche mais j’ai entendu que cela avait été également très enrichissant.
Je ne dis pas que le style Aïkido me correspond à 100%, j’ai un peu perdu de mon « agressivité » et ma modeste pratique est maintenant plus basée sur une recherche d’harmonie dans l’étude mais le travail aux armes m’intéresse au plus haut point car nous pratiquons à peu près la même école dans notre Dojo. Nous allons d’ailleurs pratiquer le Jo dans les prochains jours…et essayer de revoir tout ca.  Rendez-vous est déjà pris pour les stages de Carlo Van Parys, représentant de cette école en Belgique, afin d’en apprendre encore plus et d’essayer de vous transmettre ce style d’armes, en fait le plus proche d’O Senseï.
Le site de l’Ecole Iwama de Daniel Toutain :
http://aikido-france.net/

par Steph publié dans : sakuradojo
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Dimanche 18 novembre 2007

Ce week-end, nous avons eu un stage fédéral avec Michel Becart. Comme à son habitude, le travail fut de qualité comme ce jeudi durant lequel nous avons travaillé pas mal de variantes sur Ikkyo. Je ne m’étendrai pas trop sur le volet technique du stage De toute façon j’ai raté quelques phases, je ne l’ai pas fait dans l’entièreté, aussi (je me redis) il faut aller à ce genre d’évènements ou écouter les participants vous raconter. Je sais que Michel a quelques détracteurs en France mais j’apprécie son travail tout en finesse et aussi sa grande connaissance de l’art. Sans compter l'humour et la bonne humeur dont il fait preuve à chaque fois. Il a débuté à une époque qui paraît si lointaine, en 1964, avec les ténors de l’époque, certains encore en activité : Nakazano Sensei (aujourd’hui décédé), Noro Sensei (créateur du Kinomichi), Chiba Sensei (en Californie à San Diego) et Tamura Sensei que l’on ne présente plus. Autant dire le « top » de l’Aïkido….
C’est quelqu’un qui a son franc parler et qui ne se gêne pas pour dire ce qu’il pense !
Il s’est assagi avec le temps mais il y a 10 ans et au delà, ces cours étaient très rudes.


Très belle photo...

 

 J’aime beaucoup aussi le rappel de détails auquel beaucoup ne prêtent plus trop attention. Cette fois, ce qui m’a frappé, c’est le rappel de commencer tout mouvement en présentant le côté gauche, cela m’a fait sourire intérieurement car je rappelle souvent ceci lors de mes modestes cours. Par contre, d’autres ne savent peut-être plus la raison d’un tel départ. Je pense que (corrigez-moi si erreur !) le côté gauche symbolise l’âme, le spirituel dans les arts martiaux ; ce que l’on pourrait aussi définir comme l’essentiel à la différence de l’existentiel. Essayons de nous en souvenir lorsque nous pratiquons, il faut garder la tradition en vie sinon nous nous orientons vers un sport…à l’instar d’autres disciplines que je ne citerai pas.  

 L’occasion aussi, lors de ces stages, de rencontrer des membres d’autres groupements comme l’Ecole Iwama de Daniel Toutain (avec Carlo Van parys dont j'ai eu l'honneur de faire connaissance) et de revoir des personnes chères à nos cœurs ayant pris un autre chemin…..
Le site de Michel Becart : www.michelbecart.com

par Steph publié dans : sakuradojo
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Lundi 12 novembre 2007

C’est vrai, je n’ai pas encore parlé de ce concept et quelques personnes m’ont déjà demandé en quoi cela consistait. L’Open door est née à l’initiative de mon ami et collègue professeur Arnaud Beelen ; on se connaît depuis 1994 (si je me souviens bien) et nous pratiquions dans le même Dojo à l’époque. Arnaud est resté proche de Sugano Shihan tandis que je me suis envolé vers des idées plus « tamuraesques » (normal, je suis plus vieux ;o)). Malgré ces différences, nous enseignons dans le même Dojo (le Suki), finalement tout se rejoint, est complémentaire et comme le disait une chère élève « ce sont ces quelques différences qui font la richesse des cours… ». L’Open door a pour but de rassembler les pratiquants de toutes fédérations et groupements à des cours donnés par des « jeunes » enseignants et donc en dehors des grands stages internationaux, ceci sans but lucratif car ces cours sont et resteront gratuits. La première session avait été initiée par Christophe Depaus et pour la deuxième, nous avons eu la grande chance de recevoir l’enseignement de Fabrice Somers. Fabrice a débuté l’Aïkido fin des années 1980 et depuis n’a cessé de pratiquer et d’évoluer intensivement. Il passe plusieurs mois par an au Japon pour suivre l’enseignement des Sensei de l’Aïkikai, en particulier le Doshu Moriteru Ueshiba et Endo Sensei (il est par ailleurs parfaitement bilingue franco-japonais et à ce titre sert d’interprète lors de la visite des Shihans en Belgique). Il a passé son examen 4ème Dan à Tokyo même, devant le jury de l’Aïkikai…Je me suis souvenu l’avoir vu à un examen dan auquel je participais, c’était vraiment impressionnant déjà à cette époque (en 1997), quelle fluidité et puissance dans les mouvements. En le revoyant 10 ans plus tard, quel chemin parcouru (par lui surtout…). La fluidité et la puissance sont toujours là mais à cela s’est ajouté un extraordinaire relâchement du corps. 
 

Relâchement et bonne humeur…

 A travers un travail intéressant sur Ushiro Ryote Dori lorsque Tori tient ses bras le long du corps, nous avons pu légèrement percevoir ce relâchement vraiment nécessaire à l’exécution des mouvements. Très instructif aussi quand Tori est pris avec les bras complètement étiré sur l’arrière par Uke. Pour terminer par quelques variations sur Shomen Uchi Irimi Nage en bousculant les appuis de Uke par la variation incessante des angles.
Plus de 40 personnes avait fait le déplacement pour cet évènement. Certains venant même de la région liégeoise sans compter les nombreux louviérois.

Beau succès…

Bref, une soirée très agréable grâce à un cours très bien construit, à l’humour et à la bonne humeur de Fabrice qui s’est vite transmise à toute l’assemblée (et même après lors du petit drink !).
Pour résumer, je reprendrais les paroles de Jean-Paul, notre secrétaire fédéral venu en spectateur :
« Avec lui, l’Aïkido est une fête » voilà les mots justes, c’était une fête de l’Aïkido…
Quelques très belles photos prises par Hélène visibles sur
www.sukidojo.be/opendoor et sur la galerie www.flickr.com/photos/sukidojoopendoor/sets/ 
  

 Il faut tenir…  

 

 

par Steph publié dans : sakuradojo
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Vendredi 9 novembre 2007

Les mouvements les plus connus sont l’exercice du rameur que nous pratiquons de temps à autre, ou le "jeter de ballon" vers le haut ou vers le bas, en fait destiné à travailler les énergies du ciel et de la terre (les enfants ont d’ailleurs apprécié cela durant le stage de Toussaint au Ronvau). On y inclut également les chutes et les déplacements. Ayant supprimé toute force dans le ventre, il faut pourtant que tout mouvement naisse à partir de ce centre. En d’autres termes, l’esprit du mouvement, son origine est dans le centre de l’homme (union de l’Esprit et du Corps). Cette notion est différente de la volonté qui consiste en une union de l’esprit en un sens déterminé, qui rend le corps extrêmement fort, mais uniquement dans ce sens. Elle est différente également de la contraction qui est une union du corps qui en fait un ensemble homogène mais particulièrement fragile et instable. 
Pour sceller cette union Esprit-Corps seul le mouvement de l’esprit est source de stabilité. Il faut donc envoyer beaucoup d’énergie à partir de votre centre, dans votre mouvement. 
Dans les méthodes religieuses, cet artifice est réalisé par une forte intention mentale. Dans l’exercice du rameur nommé TORIFUNE, on imagine ramer sur un bateau pour traverser un fleuve, on laisse la vie réelle de tous les jours derrière soi et on se met en état « aiki ». Plus la berge opposée se rapproche, plus votre enthousiasme s’exprime à travers votre rythme qui s’accélère. On peut y inclure des sons, qui verbalisent, qui actualisent et quantifient cette dissipation d’énergie. Cet exercice est interne, travail conscient et solitaire de chaque individu.

O Sensei en torifune

L’union des sons produits à plusieurs, renforce cette sensation. La quantité d’énergie dissipée est proportionnelle à la réalité et la force de conviction de votre image mentale. Cette image peut être bien sûr changée à volonté, en gardant toutefois un but à atteindre, devant soi. Vous pouvez arriver au même résultat en imaginant très fort bêcher une parcelle de terrain, en allant de plus en plus vite lorsque vous approchez de la fin. Cette image est moins plaisante, moins poétique, moins mystique mais tout aussi efficace. Dans les méthodes pragmatiques, il faut simplement envoyer de l’énergie, du Ki. C’est un moyen de tester le maintien du centre en bougeant le corps. Il est relativement facile de maintenir son centre en statique, mais plus difficile de le maintenir en mouvement. C’est pourtant là la condition essentielle pour le travail de l’Aikido. En tout bon pragmatisme, on doit tester la stabilité produite par cette projection d’énergie hors de son corps. Un partenaire peut donc, en fin de course saisir vos mains et les tirer ou pousser légèrement et ainsi rendre compte de la qualité de votre stabilité. Vous êtes alors immédiatement fixé sur la réalité de votre pratique et par la même sur la quantité d’énergie libérée dans votre exercice. Il en est de même pour le "lancer de ballon", qui suit le même principe avec un rythme différent, plus explosif. Ces mouvements de circulation énergétique peuvent être alternés par l’exercice FURITAMA qui consiste debout les yeux fermés, calme, à secouer ses mains jointes devant son ventre.

O Sensei en furitama

 Dans les méthodes religieuses, il représente un moyen de se mettre en harmonie avec la ou les vibrations de telle ou telle divinité ou simplement celles de l’univers. Dans les méthodes pragmatiques, il peut être représenté comme quelqu’un qui secoue un sac de billes pour que chacune trouve sa place la plus basse : son poids en dessous. Toutes les parties du corps, par ce mouvement vibratoire, trouvent alors leur position relaxe la plus basse en conformité avec la pesanteur, la verticalité. Le point « force zéro » se concrétise alors. Ils peuvent être clôturés par le Kiaï. La force de ce Kiaï n’est pas dans la puissance en décibels de votre voix, mais dans son origine : le centre, le ventre et dans sa qualité. Le Kiaï est l’expression explosive de l’union de votre quantité d’énergie (Ki) et de sa qualité (respiration : Kokyu). Ce Kiaï est l’actualisation la plus pure de l’efficacité de l’Aikido : Ko Ryoku. L’union du Ki et du rythme respiratoire : fondement de la réalisation de toute technique de l’Art Martial : Aikido. C’est lui qui signe la réalité des fonctions d’Atémi et d’Irimi. Cette pompe mise en fonction, l’énergie circule abondamment et augmente le Pouvoir Vital, la Puissance Vitale : Kiryokyu. 
Les déplacements : 
Ces déplacements sont représentés par Irimi, Tenkan, Taisabaki . Ils peuvent s’effectuer avec ou sans frappe, avec ou sans armes, dans une ou plusieurs directions géométriques, et à différents rythmes. 
Ils ont tous un point commun : une position de départ et d’arrivée correcte compatible avec l’exercice correct de l’Aikido : Kamae. 
Leur but est double : 
-Entraîner l’esprit à projeter de l’énergie (Atémi) et à actionner le corps dans son sens (Irimi ; Tenkan)
-Entraîner l’esprit à changer très rapidement de direction énergétique (Combinaison d’Irimi et de Tenkan : Taisabaki). Ceci avec des phases différentes en rapidité physique et mentale : Sokudo.
Si le corps est obligé pour se déplacer d’un point A à un point B de prendre tous les états intermédiaires, il n’en est pas de même pour l’esprit. C’est cette faculté qui est développée dans les déplacements. En d’autres termes, dans ces actions, l’esprit doit être déjà positionné là où le corps va se rendre. C’est en quelque sorte "tracter le corps par le Ki". Votre mouvement est alors empli de Ki. 
Taisabaki est un déplacement constant dans les Aikitaiso. La position de ce déplacement dans la préparation de l’Aikido n’est pas un hasard. Son exécution rectiligne en fait un exercice de préparation spécifique Aikido. Ce déplacement exerce l’esprit à changer rapidement de direction sans intermédiaire. C’est une véritable volte face de la direction d’action de l’esprit puisqu’il se fait à 180 degrés. En s’exerçant à ce déplacement, on acquiert la possibilité de changer son esprit et donc l’action de son corps à l’inverse, un peu comme facilement on doit retourner une médaille, et passer en une fraction de seconde du côté pile au côté face. Il actualise cette volte face en passant de Irimi à Tenkan. On peut alors "s’amuser" avec son esprit et son corps (coordonnés) à couper l’espace en deux en quatre ou en huit directions. 
Dans la vie quotidienne : 
Pour reprendre une image de Maître Tohei, la vie ou ses événements peuvent être vus comme les deux faces d’un mur.

Tohei Sensei

Un côté est ensoleillé agréable et chaud, l’autre humide et froid. Dans sa vie, une personne peut se plaindre en permanence de sa santé, de sa position sociale, ou des malheurs qui l’accablent. Ce n’est là qu’une disposition d’esprit froide et humide. Faire Taisabaki, consiste à changer la direction de son esprit à 180 degrés, faire volte face, sauter le mur pour vivre du côté ensoleillé. La vie devient alors agréable, positive et les éléments accablants s’éloignent. L’expérience en effet montre qu’une énergie positive attire des événements positifs, et que le Ki négatif auto-génère des événements malheureux, désastreux. Un individu chargé de problèmes peut s’alcooliser, abîmer sa santé, sa famille qui à terme va le quitter et augmenter plus encore ses problèmes. Vous revenez de chez le médecin qui vient de vous apprendre que vous aviez un cancer. Vous pouvez alors vous considérer comme vaincu par la maladie, ou le lendemain matin décider de la vaincre. Maître Tamura dit lors des exercices dynamisants : "Selon que vous y croyiez ou pas, le résultat ne sera pas le même". Croire est un terme religieux, Etendre le Ki est le terme pragmatique. Ceci n’est pas de la magie réservée à certains initiés, mais une faculté psychosomatique que tout le monde possède, et qu’il convient de renforcer de réveiller de façon somato-psychique par l’exercice des Aikitaiso dynamisants et de l’Aikido en général. 

par Steph publié dans : sakuradojo
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