Présentation

Lundi 16 juin 2008

Ce samedi 14 juin, notre Dojo accueillait deux « jeunes » enseignants français Jean-Marc Dessapt et Gil Pham Trong pour un stage à thème intitulé Waza Wo Migaku, ce qui peut-être traduit par polir la technique. Malgré les examens qui ont retenu les étudiants et la tenue de la Cet de la fédération qui a retenu les « gradés » ; tout cela le même jour, nous étions quand même une douzaine à fouler le tatami pour cet évènement original. Ce qui est vraiment plaisant par ailleurs, c’est le mélange des fédérations et écoles Afa, Ubea, Aikilibre représentées sur le tapis, preuve que les guerres de clans n’ont pas trop cours parmi les pratiquants. L'occasion également de rencontrer et de pratiquer avec Ivan Bel du dojo Fudoshinkan.
D’emblée, Jean-Marc nous présente le concept du stage : le polissage des techniques tel un artisan forgeant un sabre et qui, pour lui donner le plus beau des aspects et le tranchant le plus vif, utilisera des pierres à grains de plus en plus fins. Dans les stages habituels et les cours aussi d’ailleurs, nous ajoutons des éléments au mouvement afin d’accéder à la technique la plus parfaite possible. Par exemple sur Shiho Nage, on apprendra tout d’abord le sens de la technique, c'est-à-dire passer sous le bras en avançant devant l’uke, puis on insistera sur le placement de bras, des mains, le changement des angles, etc. Ici, nous prendrons une technique et nous la dégrossirons au maximum en enlevant ce qui va gêner ou perturber l’accomplissement du geste.

Après la préparation, nous débutons par les « ukemis » en particulier Mae ukemi de la façon pratiquée par Tamura Shihan et les élèves qui le suivent, le polissage se fait en enlevant tous les appuis de manière à aller au sol sans contraction musculaire. Voilà pourquoi on retire la jambe avant…Gil, en médecin spécialisé en kinésiologie et posturologie, nous décrit très bien ce qui se passe dans notre corps lors l’exécution des chutes. Nous enchaînons avec katadori ikkyo omote qui va nous occuper presque tout le cours. Que de travail et concepts pour…un mouvement, preuve vraiment de la richesse de notre art. Difficile de tout décrire (j’ai tout noté dans un de mes carnets…) mais nous avons retrouvé les placements de centre et à nouveau l’idée de « ne pas déranger le partenaire » (vue aussi avec Léo Tamaki) et pour cela effacer toutes les tensions musculaires lors du geste. Et Gil de nous décrire les gestes réflexes d’un nourrisson mettant son pouce en bouche sans y penser, geste que nous avons en nous depuis des générations et que nous allons utiliser pour éviter de « tirer » le partenaire vers soi. Nous testons cela avec un uke en posant une main sur son pectoral et l’autre en position « Men », l’aite essaye de tirer musculairement et on sent très bien la contraction des pectoraux en « à coup »; par contre le mouvement « réflexe » décrit plus haut utilisera plutôt les muscles dorsaux et se fera sans effort et façon continue comme la caresse d'une fleur..., vraiment intéressant. Autre concept expliqué : hiraku/tojiru qui est une façon très sobre et discrète d'opérer le changement de hanmi et que l’on pourrait traduire par livre ouvert/livre fermé (utilisé dans nombre d’arts martiaux). On ouvre la hanche pour refermer en revenant les pieds joints et face au partenaire, de là on exécutera la technique.

Pour encore « polir » plus loin, nous utilisons bokken et tanto pour ajuster le placement du corps en partant de l’idée que c’est la main arrière (gauche dans le sabre) qui  « pousse » et guide. Après ce travail, nous arrivons à un mouvement très fluide, continu, relâché et ne perturbant pas trop notre uke, il faudra quand même encore travailler néanmoins…
Nous enchainons ensuite sur yokomen uchi kokyu nage, basé sur hiraku/tojiru, en transperçant l’uke en avançant droit sur lui, perturbant…car le partenaire est comme balayé par notre avancée. Nous enchaînons par le même geste mais avec deux ukes attaquant l’un derrière l’autre, ce qui nous oblige à garder l’axe. Nous terminons par munadori kokyu ho en se plaçant parallèle à l’uke et en utilisant soit le tir du Kyudo ou le relâchement après la sieste (j’ai préféré le second ;o).

Déjà la fin, cela a passé si vite et pourtant nous n’avons effectué que…deux techniques, preuve que ce fût grandement intéressant. En conclusion, cet enseignement bien que n’étant encore au stade initial (je pense que c’était le premier stage de ce type avec deux intervenants) est vraiment enrichissant.

Jean-Marc et Gil (qui enseigne dans la magnifique région du lac d'Annecy) forment vraiment une belle équipe, l’un complétant l’autre à merveille dans les commentaires. Allier l’Aïkido et les mouvements décrits de façon « médicale » en expliquant ce qui se passe dans le corps, pourquoi nous faisons cela machinalement et pourquoi pas, mélanger un art traditionnel et des concepts tirés de la posturologie et la kinésiologie, voilà une méthode originale et …géniale que j’espère revoir bientôt chez nous.
Un autre article du blog sur ce sujet : ici
Quelques photos :
ici

 

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Jeudi 12 juin 2008

Soucieux d’apporter un plus lors des stages d’été pour enfants et d’insérer un peu de culture japonaise dans l’étude de l’Aïkido, notre Dojo a pris contact avec une enseignante japonaise, Madame Otama Takako, qui viendra animer (en tenue traditionnelle…) une après-midi dans notre dojo en juillet et en août. Otama Takako a été formée à l’université de Tokyo en sociologie, histoire et a également suivi une spécialisation dans l’enseignement aux enfants. A ce titre, elle dispense des cours à l’Ecole Japonaise de Bruxelles (Auderghem) depuis une dizaine d’années.
Son enfance au pays du soleil levant a été bercée par les arts martiaux, son père Takako Senseï est un expert reconnu en Kendo, il a également touché à l’Aïkido et connaît très bien Tamura Senseï.
Elle enseigne différents cursus comme la sociologie, l’histoire du japon, des cours de langue, la cuisine japonaise (ca en intéressera plus d’une et d’un…) et même pour les plus fanatiques l’étude des…mangas…
Cette petite période de cours sera basée sur des chansons en japonais pour les plus jeunes, apprendre à compter, apprendre quelques mots courants de conversation à travers de petites pièces et l’apprentissage (basique quand même) de quelques kanjis (les idéogrammes japonais pour ceux qui ne connaissent pas) et encore d’autres choses qui viendront s’ajouter après concertation.
Ce sera vraiment bien et intéressant…
S l’expérience s’avère concluante, nous pourrions étendre notre collaboration vers d’autres ateliers ? pourquoi pas cuisine et Aïkido, là j’en vois déjà qui salivent derrière leur écran ;o))

 

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Mercredi 11 juin 2008

Quand vous êtes au fond d’une vallée, l’horizon n’est pas très lointain, et votre regard a un champ assez limité. Mais si vous vous lancez dans l’ascension de la montagne, plus vous montez et plus votre regard peut se porter loin.
Il en est de même dans la découverte de l’aïkido, comme dans toute découverte d’ailleurs. Quand on débute, notre vision est assez restreinte, et il est finalement assez aisé de comprendre l’intégralité de ce que l’on perçoit (on ne parle pas des 6 premiers mois pendant lesquels, en général, on patauge allègrement...). Ensuite, plus on avance, et plus notre vision s’élargit. Nous avons alors, au fil des ans, une vision de plus en plus vaste, et malgré les progrès que nous réalisons, nous découvrons l’immensité de ce qui nous reste à découvrir. Nous progressons dans notre apprentissage à un certain rythme, mais la découverte des nouvelles choses qu’il nous faudra apprendre progresse à un rythme encore plus rapide. Ce qui pourrait être exprimé par cette phrase apparemment paradoxale qu’il faut interpréter avec prudence, et ne prendre en aucun cas comme un encouragement à la paresse : « Plus on avance et moins l’on sait ».
Les anciens disaient : « Quand vous débutez, pratiquez deux fois par semaine, c’est bien. Au bout de 10 ans, trois fois par semaine, et au bout de 40 ans, pratiquez tous les jours, même le dimanche ». On touche là le sens du « do » : un chemin qui n’a pas de fin.
Parce que la quantité de choses que nous avons à apprendre est tout simplement infinie…
Toutes ces raisons font que, plus on est gradé et plus on devrait avoir d’humilité...

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Mercredi 11 juin 2008

Un courrier du directeur du home remerciant les sponsors et les organisateurs du soutien apporté :
Bonjour,
Vous avez participé comme sponsor au stage d'Aïkido Aid organisé à Chaumont-Gistoux et je vous en remercie. En effet ce club a décidé de consacrer le bénéfice de cette matinée aux enfants hébergés au Home Reine Astrid.
Cet argent sera destiné à l'achat de diverses chaussures ( pantoufles, bottines, bottes ... ) pour les enfants hébergés. Issus de familles en grandes difficultés, beaucoup d'entre eux arrivent avec des chaussures inadaptées, voire aucune chaussure. Or à cet âge, il est important pour l'enfant d'avoir de bonnes chaussures adaptées à l'apprentissage de la marche. De plus, il n'est pas toujours facile d'utiliser les bottines usagées que nous recevons dans les nombreux dons d'habits.
Accueillant plus d'une centaine d'enfants par an, vous comprendrez aisément à quel point votre aide est la bienvenue. Si vous désirez mieux nous connaître l'ONE a consacré sur son site une page pour notre institution : http://www.one.be/act/lahulpe.htm
Vous remerciant encore de votre geste, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Jean-Marie Caby
Asbl les A
mis du Home Reine Astrid
Domaine ONE de La Hulpe
Avenue de la Reine
1 à 1310 la Hulpe

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Dimanche 1 juin 2008
Découvrir l’aïkido est une des plus belles aventures que nous puissions vivre. N’hésitons donc pas à la comparer à l’ascension de l’Everest. 8800 mètres à gravir. 1000 mètres franchis, on peut comparer à un dan de passé … en haut, le 9ème dan…ou l'objectif que vous vous êtes fixé dans votre pratique (ceux -ci peuvent varier...) Les débuts sont aisés, on progresse sur des sentiers bien balisés, en chemisette et en baskets, en devisant gaiement avec ses compagnons d’ascension, tout comme le débutant qui parle sur un tatami. Passés 1000 mètres, il faut commencer à se couvrir. Passés 2000 mètres, les baskets doivent être remplacées par des chaussures plus adaptées. Mais on est encore dans la facilité. On s’élève encore, et notre regard peut se porter plus loin. Nous découvrons avec bonheur un paysage dont nous ignorions jusqu’à l’existence quand nous étions au début du chemin. Mais les difficultés que l’on rencontre dans l’ascension vont en grandissant, on rencontre la neige, la glace, des parois abruptes.
Chacun se tait pour rentrer en lui-même et mettre toute son énergie dans l’ascension. La technique doit être maintenant plus fine, les gestes plus précis, car une erreur peut être lourde de conséquence. Notre regard peut maintenant apercevoir des sommets plus lointains. Ce paysage que l’on découvre en s’élevant, c’est la réalité physique, à savoir la technique. Plus on monte, plus l’on s’enrichit au niveau technique. Et puis un jour, notre vue ne peut plus se porter plus loin. On aperçoit la ligne de courbure de la Terre. C’est la maîtrise de la technique, qui correspond à peu près au 5ème dan. 5000 mètres. La vue est superbe. Et pourtant on n’est pas arrivés au sommet. Encore 3800 mètres d’efforts. Depuis le début de l’ascension plus l’on monte plus les difficultés augmentent. De même les délais augmentent entre chaque grade. Deux ans du 1er au 2ème dan, trois ans du 2ème au 3ème, etc. Au 5ème dan vous maîtrisez la technique (ce qui reste à démontrer…). Mais le chemin qui vous reste à parcourir est immense, car l’essentiel du travail à fournir, l’essentiel des difficultés à vaincre, n’est plus du domaine de la technique, mais du domaine de l’esprit. Et là, on rencontre les vraies difficultés.
Quand on dépasse 5000 mètres, l’oxygène se raréfie. On ne parle plus, on cherche à économiser ses mouvements. Plus de précipitation ou de gestes brusques. A partir du 6ème dan les mouvements se dépouillent de plus en plus. La technique s’épure. Les gestes deviennent de plus en plus sobres. Les mouvements se font avec le minimum d’efforts. Et puis un jour nous posons le pied sur le sommet. Mais il est une chose que nous avons apprise pendant notre ascension, c’est combien la montagne est plus forte que nous. Et nous savons que si nous sommes arrivés là, c’est au prix d’efforts personnels, certes, mais aussi parce que la montagne a été clémente avec nous et nous a acceptés. C’est la raison pour laquelle notre premier geste est un geste de remerciement et d’humilité....tout comme le premier pas sur le tatami lors du salut vers le kamiza finalement.
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Lundi 26 mai 2008
L'une des grandes richesses de notre art est le nombre de rencontres que l'on peut faire au long d'une vie de pratiquant. Il y en a des fugaces, le temps d'un ikkyo, d'un regard sur le tatami, d'une parole échangée ou d'une petite collision en chutant. D'autres plus étendues avec des pratiquants que nous croisons plus souvent, qui deviennent des amis et même parfois une deuxième famille. Il y a ces enseignants aperçus au delà d'une masse verte et que l'on sent lointains et inaccessibles, il y a ceux que l'on croyait comme tel et que nous tutoyons par la suite dégustant un bon vin en se remmémorant moultes anecdotes du temps passé.
Comme professeur, on croise la route de dizaines d'élèves avec qui nous faisons un bout de chemin plus ou moins long, ils suivent vos évolutions et.... vos doutes aussi.  Ceux avec qui on a des atomes crochus et qui inexplicablement arrêtent l'étude et d'autres que l'on pensait désintéressés et qui s'avèrent devenir d'excellents pratiquants dépassant même souvent leur enseignant en termes d'acquis.
Et puis, depuis quelques temps, un nouveau type de rencontre a vu le jour, celles que l'on fait par le biais du net et qui m'a permis par exemple de faire la connaissance de Léo Tamaki, de le voir en "réel" et de découvrir quelqu'un de vraiment génial. Là aussi, les rencontres sont inégales, elles durent parfois le temps d'un commentaire ou s'envolent dans des textes lyriques...
Il y a quelques mois sur le blog de Léo, j'avais laissé un post l'informant de certaines réactions malveillantes suite à son interview avec Tamura Sensei.
A peine avais-je laissé le post que je fus attaque par une certaine Emma qui avait mal interprété mes propos, nous nous sommes expliqués et avons continuer la conversation par mail.
Emma pratique l'Aïkido, pas aussi souvent qu'elle voudrait je pense, elle a étudié avec Toshiro Suga, Jacques Bardet et apprécie grandement Tamura Sensei et Léo. Elle a vraiment la fibre de la littérature (n'hésitez pas à découvrir son blog en lien) et ses textes sur notre art sont vraiment emplis d'une poésie toute particulière. Avec son autorisation..., voici un texte sur les armes dans l'Aïkido que je livre à vos yeux :

Pratiquer l’Aïkido sans les armes reviendrait pour moi à jouer du violoncelle sans archet, à travailler des gammes sans jamais aborder de morceau, à respirer sans jamais lire, à vivre sans jamais écrire…C’est possible, mais inachevé. Une pratique aussi inquiétante que lacunaire qui me fait frémir, rien que d’y songer.
Comme cette vie sans livres que Ray Bradburry décrit dans son célèbre roman « fahrenheit 451 » et dont l’atmosphère étouffante et glaçante est si bien rendue par Truffaut, dans son non moins célèbre film du même nom.
La pratique de l’Aïkido à mains nues m’est donc toujours apparue, et ce dés mes premiers pas aussi hésitants que chancelants sur les tatamis, comme une répétition générale avant la représentation, comme une esquisse, un brouillon…
Nécessaire, mais non une fin en soi, ne puisant sa légitimité qu’en vue de parfaire la pratique armée et elle seule. Les armes en Aïkido donnent tout leur sens à la pratique,
c’est par elles que nous accédons à l’essence même de cet Art Martial aux techniques aussi efficaces que symboliques. Elles nous guident vers le Cœur, nous éclairent sur son âme, polissent la pratique et nous font passer par leur maniement, du discours didactique aux lyrisme. Chaque technique à mains nues trouve un écho parfait dans les armes, à chacune d’elle, peut se glisser l’arme et cette dernière est comme une validation à la première.
Si cela « passe » aux armes, alors c’est un gage de bonne application. Parfois même, une technique un peu obscure prend toute sa souveraineté dés lors qu’elle est appliquée « armée« . Pareils aux tuteurs pour certaines fleurs un peu fragiles, les armes placent notre corps, nous « vertébralisent » dans les techniques. Il est toujours possible de « négocier » le passage d’une technique à mains nues car nous sommes dans un rapport non global avec l’autre, « fusionnel », sans distance ni d’espace, ni de temps avec le corps de l’autre. Ainsi, une certaine « confusion » de sensations peut jouer et nous influencer gestuellement. Parfois, même mal placés, nous nous « contorsionnons » au dernier moment, ce qui fait que même maladroitement, « ça passe ».L’arme ne permet pas cet ajustement, cet aménagement, cette sorte de « tricherie » finalement….
L’intransigeance des armes nous exhorte à aller chercher en nous, parfois même à notre insu, ce que nous avons de plus authentique, de plus profond, de plus sincère, sans fioriture ni concession….
La virtuosité espiègle et agile du Djo nous enseigne la promptitude souple des hanches et sa palette de ballets potentiels…
La Noblesse sans ambages du Ken nous impose une acuité gestuelle autant que psychique et permet de donner tout sons sens à l’ancrage…L’une comme l’autre nous propulsent, de par leur définition, dans un Présent Absolu et sans décors presque inquiétant car très rarement conscient, et dans lui seul, et par la même, à être au plus proche de ce qu‘est notre Humanité…
J’ai beaucoup de difficultés à envisager un Aikido sans les armes. Mais après tout, si chacun y trouve l’Harmonie et le Bonheur, pourquoi pas, bien que cela soit à mon cœur et âme défendant, je dois l’admettre… J’ai toujours été plus à l’aise aux armes qu’à mains nues, et je me suis longtemps demandé pour quelles raisons il en était ainsi.
Cela ne résultait pas d’une démarche « intellectuelle » visant à satisfaire une quelconque curiosité historico-lyrico-afabulatrice au sujet des Samouraîs, ou encore une petite revanche féminisante consistant à décider que oui, j’allais prendre les armes des hommes justement…Le plus honnêtement du Monde, il n’y a rien eu de tout cela, réellement…
Tout m’est toujours apparu plus simple aux armes, plus clair, plus évident. Parfois, certaines techniques que l’on me montrait me semblaient obscures, et leurs desseins, encore bien plus…Dés lors que j’étais « armée », alors tout devenait fluide et lumineux, et l’apprentissage pouvait enfin commencer, j’étais disponible, réceptive, à l’écoute.
Ce langage m’était plus approprié me semblait-il. Je pense aujourd’hui que le maniement des armes en Aîkido rejoint celui de mon stylo quand j’écris et que cette grille de lecture du monde et des autres me sied bien plus et me rassure. Je perçois mieux le Monde du bout de mon stylo, j’y suis plus réceptive, je l’aime mieux et nous nous entendons bien, face face lui et moi, reliés par ce fluide d’encre qui nous fait nous voir dans notre globalité….
Il en va de même pour les armes en aïkido, elles me permettent de mieux appréhender mon partenaire, parce que nous sommes reliés par cette lame de lumière ou de bois, et que nous ne sommes plus dans cette relation ou lui et moi sommes un peu trop « UN »…
Les armes me rendent mon identité dans le Dojo, comme la Littérature la fait naître dans la vie…et ce sont elles qui me rendent la rencontre avec les autres plus fluide, évidente et moins menaçante
...
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Jeudi 22 mai 2008

技 を 磨
Ces 14 et 15 juin, notre Dojo, en collaboration avec Ivan Bel du Fudoshinkan, vous fera à nouveau vivre un stage original avec la venue de deux enseignants français : Jean Marc Dessapt et Gil Pham Trong. Ce stage aura pour même « Waza wo Wigaku » que l’on pourrait traduire par « polir la technique », comme on polit un sabre, en retirant peu à peu toute la matière inutile pour simplifier, rendre plus sobre, plus pure, avec des pierres à polir de plus en plus fines et
par là même nous débarrasser de ce qui n’est pas utile dans le mouvement.
Je suis vraiment très content de revoir Jean-Marc dans notre Dojo, il était déjà venu donner un stage de bokken il y trois ans et c’était vraiment bien. Jean-Marc pratique les arts martiaux depuis plus de 30 ans, il a commencé par le Judo à l’âge de 8 ans et ensuite l’Aïkido avec Toshiro Suga, Jaff Raji, Jacques Bardet et bien sûr Tamura Shihan. Il étudie également le Iaido au sein de la Fei (féfération européenne), principalement avec Malcolm Tiki Shewan.

Depuis quelques années, il pratique quelques Koryu, principalement le Shinbukan de Kuroda Sensei dont il a suivi l’enseignement au Japon en compagnie de…Leo Tamaki. Il a également pratiqué le Ju-jitsu en Suède !
Nous nous sommes rencontrés à la fin des années 90, lors de son arrivée à Bruxelles, au Dojo de la Forêt de Soignes et j’ai été assez vite étonné par sa façon de pratiquer. A l’époque, je pratiquais un « Aikisumo » et me retrouver bloqué par quelqu’un de plus petit (en taille…) m’a beaucoup fait réfléchir, je n’avais pas vraiment l’habitude d’être bloqué en douceur sans aucune force. J’ai pas mal appris à son contact. Jean-Marc organisait des cours armes dans les bois à l’ombre des arbres, dans une clairière le dimanche matin, endroit magique pour pratiquer s’il en est. Très poétique d’entendre le vent parcourir les cimes en maniant le sabre…Il est parti ensuite pour voler de ses propres ailes au CESAM ou il assurera les cours du lundi soir. Assez vite, ses grandes connaissances et son intransigeance vont amener plusieurs pratiquants de ce Dojo à présenter leur examen shodan avec brio. Par la suite pour des raisons professionnelles, il retournera à Paris ou il ouvrira un dojo en repartant vraiment à zéro au niveau élève. Nous sommes restés en contact par mail interposé et on se croise encore quelques fois dans les stages enseignants en France ou lors des stages de Sensei. Sa pratique est restée très souple, vraiment en harmonie avec le partenaire.
Gil, je ne l’ai jamais rencontré mais c’est une des valeurs montantes de l’Aïkido français, non content de pratiquer notre art merveilleux , il est
entre autres médecin  homéopathe, phytothérapeute, posturologue, kinésiologue,  à découvrir donc….
Un article de sa plume « Aikido et cerveau » : ici
En espérant vous voir nombreux et intéressés sur le tatami….
Samedi 14 juin de 15H00 à 17H30 au Sakura Dojo à Chaumont-Gistoux
Dimanche 15 juin de 09H30 à 12H00 au Fudoshinkan à Uccle

 

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Lundi 19 mai 2008

On entend souvent dire que le dôjô est le « lieu de l’éveil ». Littéralement en japonais, signifie la voie, donc le dôjô est le lieu où l'on étudie et cherche la Voie. Pour Bodhimanda, dôjô se traduit également en sanscrit par  le « lieu d'édification ». Historiquement le dojo était la salle d’un temple religieux consacré à la méditation bouddhiste zen. Ces salles ont aussi été utilisées par la suite pour l'enseignement des arts martiaux. Dans le cas du dôjô où l'on étudie les arts martiaux comme dans le cas des dôjô servant de centre de méditation, des règles strictes sont instituées

Image hébergée par servimg.com

L’orientation
Traditionnellement, le dôjô obéit à des règles concernant son orientation, règles fixées par l'Empereur Kammu (736-805), pendant l'ère Heïan, en 794 lors de l'édification du Butokuden ou « Salle de la Vertu chevaleresque », dojo situé dans le parc du Palais Impérial de Heïan Jingu à Kyoto (construit en l'honneur de Sakanoue Tamuramaro qui, après une campagne militaire reçut le titre de Sei I Tai Shogun ou « Généralissime Dompteur des Barbares »)
Le côté honorifique, dit kamiza -
上座
(le côté élevé) est situé face au Sud. C'est “l'Assise (Za) des Esprits (Kami)”.
Kami signifie littéralement Feu (Ka) et Eau (Mi). Les Kami, divinités de l'Eau et du Feu, protègent le Japon. Ainsi les pilotes se jetant sur les porte-avions américains à la fin de la Seconde Guerre Mondiale se nommaient “Kamikaze”.
Kaze, dans ce cas représente le Vent. Le Kamikaze est donc le “Vent Divin Protecteur du Japon” mais aussi le “Vent de Feu et d'Eau”.
Le kamiza dispose d’un autel : le Tokonoma, où l’on peut déposer de nombreux éléments décoratifs. A l'origine cet autel était constitué d'une niche représentant symboliquement la grotte céleste dans laquelle s'était réfugiée Amateratsu O Mi Kami “Grande Auguste Kami Illuminant du Ciel” et qui est à l'origine des dynasties impériales.
Dans cette niche, l'Empereur conservait les “Trois Joyaux” du Japon : un miroir de bronze poli, une épée droite, un joyau écarlate.
Le miroir servit à faire sortir Amateratsu de sa retraite en lui renvoyant son propre reflet qu'elle prit pour une concurrente.
L'épée droite fut trouvée dans un dragon tué par Hayasusanoo No Makoto le “Prince Masculin Puissant et Impérieux”.
Cette épée nommée “Fauchant l'Herbe” (Kusanagi No Tsurugi) sauva des flammes le Prince Shotoku (572 - 622) qui échappa grâce à elle à un incendie allumé par des conspirateurs.
Il s'agit, en réalité, d'une merveilleuse épée chinoise (Jian) à double tranchant qui servit de modèle aux premiers sabres japonais (Ken).
Le joyau écarlate est d'origine inconnue et seul l'empereur peut le contempler.
A côté du miroir ou de petites cloches de bronze, on déposa par la suite dans le tokonoma le Daisho. Dans des périodes moins troublées, on y déposa des éléments plus pacifiques tels qu’un kakemono. Aujourd’hui, il est le plus souvent décoré d'un portrait ou de tout autre objet symbolique de la discipline enseignée. C’est le lien de l'Est, qui correspond à l'Energie du Bois et au Dragon Vert, donc à la bravoure chevaleresque. Il est traditionnel d'y déposer un bouquet (Ikebana) ou un Bonsaï qui matérialisera les forces de la Nature. En fait on peut utiliser de nombreux éléments décoratifs : pierre ou poterie ancienne, statuette de bronze, éventail de fer, casque (Kabuto), ou même une armure ancienne. Parfois dans les dôjô traditionnels, ce mur était composé d'une cloison de bois permettant d'y disposer divers rangements. On y dissimulait des armes ainsi que les archives du dôjô dont les fameux rouleaux (Maki) comportant les enseignements ésotériques de l'école (Himitsudo).
L'enseignant s'assied dos au kamiza. C'est aussi de ce côté qu'est placé un invité de marque.
Le mur d'en face est le shimoza -
下座
(côté bas), où sont assis les élèves. C'est l'Assise (Za) des Ancêtres (Shimo - du japonais ancien Shimeru : être à l'origine). Le Shimoza représente à la fois le culte des ancêtres et la piété filiale ainsi que la force des anciennes traditions. Il correspond à la justice et à l'équité (le Tigre Blanc). Il est dédié au “Kami des Naissances Divines”.
Les élèves y sont rangés selon un ordre coutumier. Le Migi Gawa (sur le côté Est, considéré comme Ura, donc Yin et féminin) est traditionnellement réservé aux plus anciens.
Le Hidari Gawa (côté gauche, considéré comme Omote, donc Yang et masculin) est occupé par les débutants.
Cette disposition s’explique ainsi : les débutants se trouvant près de l'aire d'attente dans le coin sud-ouest sont près de la porte d'entrée et de sortie. C'est le coin des « sans-grade »  et « sans nom » (Mukyu – ceux qui n’ont pas leur nom sur une plaque à l’entrée), soit ceux qui se faisaient tuer en premier lorsque le dôjô était attaqué.  A l'opposé les plus hauts gradés protégeaient le Maître de leur sabre.
C'est également à l'Ouest que sont placés les visiteurs éventuels, tandis que les assistants de l'enseignant s'asseyent dos au côté Est de la salle (Jozeki, au Sud).
Cette orientation a une signification symbolique. Face au Sud, l'enseignant reçoit la lumière du soleil, qui est la connaissance qu'il doit transmettre. Les élèves ne peuvent voir cette lumière qu'au travers de la réflection qu'en offre l'enseignant, qui se doit donc d'être le miroir le plus fidèle possible. Les pratiquants anciens sont du côté du soleil levant : de par leur ancienneté, ils commencent à comprendre les principes essentiels de leur discipline, alors que les débutants sont encore dans l'ombre.
Le placement des invités du côté des débutants (Shimozeki, au Nord) est également un héritage historique. Quand il existait de nombreuses écoles concurrentes, mettre les invités du côté des débutants et loin des anciens rendait difficile aux éventuels espions envoyés par les autres écoles de voir les techniques particulières à ce dôjô.
Cette disposition spécifique du dôjô implique des déplacements tout aussi particuliers. Il faut donc savoir évoluer suivant les règles du dôjô : le Kihontai

 

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Dimanche 11 mai 2008
Ce week-end de Pentecôte avait lieu le stage Aïkido Aid, réservé aux enfants et dont le but était de récolter des fonds pour un home de La Hulpe qui accueille des enfants en situation précaire. Ce projet est né à l’initiative de Rose Clauw, élève du Sakura Dojo et bénévole dans l'enfance défavorisée, qui récoltait déjà des jouets et vêtements pour La pouponnière Home Reine Astrid, idée qui a eu et a toujours un beau succès. Après avoir débattu d'un projet qui permettrait de faire un don d'importance, nous avons décidé d’organiser un stage qui permettrait de rapporter de l’argent pour le Home qui dépend de l’One mais ne dispose pas de beaucoup de moyens. Ainsi, est né Aïkido Aid....
Il ne restait plusqu'à mettre le stage sur pied et...avoir des participants. Nous avons pu compter sur différents sponsors et notamment sur l'Union Belge d'Aïkido (Ubea) qui nous a grandement aidé dans la réalisation d'un don important et ce n'est pas moins de 900€ que nous aurons le plaisir de remettre à cette institution et ainsi apporter quelques sourires sur les visages des petits bouts de chou peu gâtés par la vie.
Toujours difficile d'organiser un tel stage à mon sens un peu unique dans son genre (à l'exception des stages Télévie organisés par L'AFA),  il faut faire de la publicité, contacter des pléiades de sponsor et trouver des professeurs prêts à s'investir. Egalement, il existe peu de stages spécifiques enfants à l'exception des stages de Jean-Luc Fontaine et les occasions de se retrouver entre juniors de différents clubs sont rares.
Finalement, trois professeurs seront présents....Marie-Thèrèse Stragier de Bruxelles, Marc SomJa de Jodoigne et votre serviteur, Stéphane Crommelynck de Chaumont-Gistoux.
Peu de monde à quelques dix minutes du stage, Rose et Laetitia sont tranquilles à la table des inscriptions placée devant le magnifique Centre Sportif de Chaumont Gistoux baigné de soleil (magnifique...) et soudain, c'est le rush, ca arrive de partout et de toutes fédérations, 56 jeunes pratiquants en tout, un succès inespéré et notre centaine de tatamis sera bien juste pour un tel nombre. Pas mal d'élèves évidemment de nos dojos respectifs mais aussi en force de l'Aïkido Binche et aussi quelques élèves de l'autre fédération (AFA) notamment de Braine l'Alleud; preuve que nos juniors font fi des querelles d'écoles et qu'ils sont juste là pour pratiquer et s'amuser. Un regret...peu d'enfants des autres Dojos Ubea et en particulier des environnants...
Tout est mis au point mais déjà ca coince, Thèrèse est bloquée sur la route et nous devons un peu changer notre programme. Je commencerai donc...quel monde sur le tapis...Après une petite présentation vient l'échauffement, on essaie de les faire courir mais ils sont trop nombreux! On passe alors à un travail plus classique, histoire de bien chauffer les muscles, un petit jeu ensuite : le samourai aveugle....et les sauts d'obstacles. Quelques techniques suivent, pas trop compliquées car il y de tous les âges (de 5 à 15 ans...) et il en faut pour tout le monde, donc travail en katate dori (ikkyo, tenchi nage, kokyu nage, iriminage), katadori et Ryokatadori.
Vient dejà l'heure de céder la place à Marc qui d'emblée explique que ce qui est montré dans les stages est différent des cours du Dojo et que celà est un enrichissement perpétuel, c'était bien de le rappeler. Marc a comme idée de travailler sur uchikaitensankyo et originalité en pratiquant à chaque fois avec un membre d'un club différent. Les élèves s'en sortent bien malgré la complexité (sutout chez les petits) et nous sommes à plusieurs sur le tapis pour les aider. Travail ensuite sur la même entrée mais en Kotegaeshi et kokyunage, très bien décomposé et structuré.
Thèrèse entre alors en piste et commence par un petit jeu (la girafe), histoire d'un peu détendre l'atmosphère et permettre aux plus petits de souffler. Les rires sont de mises quand on passe à un crocodile (ramping) digne des forces spéciales. Thèrèse a vraiment de chouettes idées pour bousculer les cours. Après quelques projections kpkyunage, nous organisons un petit jeu géant, le crocodile (autre façon...), Deux enfants sont désignés et peuvent se déplacer en Shikko, les autres debout,  quand un est touché il devient aussi crocodile. Ca court et ca rit de toute part, celà réchauffe le coeur. Thèrèse termine par un petit massage de pieds, ca relaxe tout le monde, à commencer par nous....
Vient déjà l'heure de terminer, nous organisons un petit "sitting" durant lequel les enfants peuvent donner leur avis sur le stage, certains veulent plus de jeux et moins de techniques et d'autres le contraire, preuve qu'il y en a eu pour tous les gouts et que nous avons rempli notre mission au vu des commentaires et des sourires....
Le directeur du Home et Rose nous gratifieront ensuite d'un petit discours durant lequel ils expliqueront brièvement la vie des enfants défavorisés suivi par un discours des professeurs et de remercier tout le monde du succès de l'entreprise (les parents aussi...).
Un grand merci à toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de ca stage que ce soit comme sponsor, pour les tatamis, l'accueil, etc. et en particulier à Rose sans qui celà n'aura pas été possible.
A l'an prochain.
Photos du stage : ici
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Mardi 6 mai 2008

En ce beau long week-end ensoleillé du 1er mai, notre Dojo accueillait pour la première fois Fabrice Somers, haut cadre malgré son jeune âge, de la fédération sœur AFA.
Fabrice est un disciple de l’Aïkikai de Tokyo, endroit qu’il visite plusieurs fois par an afin de puiser la quintessence de notre art. Son travail et sa pédagogie sont grandement influencés par Endo Senseï de qui il est très proche, jusqu’à l’accompagner en qualité d’interprète et d’Uke lors des déplacements de ce Maître d’exception en Europe.

 

 
Comme toujours, j’arrive bien à l’avance vers 09H10 en me disant qu’avec ce soleil, il y aura peu de monde. Erreur !! Deux personnes patientent déjà sur le parking, une pratiquante louvièroise et mon ami et ancien professeur Pierre Manche. En tout, 25 pratiquants auront fait le déplacement, pas mal de membres de l’AFA mais quand même quelques-uns de l’Ubea, notamment de Binche et du Suki Dojo de Bruxelles. Après un échauffement assez court, nous entrons dans le vif du sujet le tout sous la bonne humeur de Fabrice; cela fait du bien, l’Aïkido avec le sourire.
Premier exercice sur attaque Men uchi à partir d’un maai très court, l’attaque part de la jambe avant. On contrôle le partenaire en posant la main sur le bras et en déplaçant légèrement la jambe arrière, le tout sans déséquilibrer l’uke et en étant relâché ;  ce qui va influencer tout le travail de la matinée.
Par la suite, le même placement mais en application sur Ikkyo omote et ura. Fabrice, à son habitude, tourne dans le dojo et pratique avec vraiment tout le monde, débutants et avancés. Il maitrise vraiment bien son sujet, mal placé comme uke ?? on est balayé ou surpris d’un atemi…
Fabrice ne considère pas l’Aïkido comme une discipline « combattante » mais plutôt comme une relation, un dialogue avec un partenaire ; ce qui n’empêche pas l’aspect martial d’être présent.
Nous avons l’impression d’être un navire en pleine tempête car dès l’essai de se relever, on se retrouve au sol, en déséquilibre, amené en pivot, pris dans un maelstrom tant le contrôle est parfait, bref le grand roulis avec vagues scélérates…
Le stage se poursuit par Kata Dori nikkyo effectué avec un changement d’angle, tout cela avec grande facilité et esthétique du geste suivi de quasi le même travail mais pour projeter en Kokyu Nage, en absorption sur le bras et projection en ouvrant bien les épaules.
Ryote Dori Tenchinage nous offre l’occasion d’encore plus travailler notre relâchement, dans une forme dans laquelle les jambes sont déjà placées pour l’exécution du mouvement et avec les bras plus hauts, pas facile d’autant plus que je me sens un peu visé par les soupçons de Fabrice  sur la pratique en puissance…Nous terminons par Ryote Dori Uchikaitennage dans une forme rarement vue, c'est-à-dire en ramenant l’uke devant soi et non en se plaçant derrière celui-ci, vraiment agréable et très doux à effectuer.
Les mouvements appliqués durant ce stage ont vraiment été ludiques et intéressants sur le placement du corps. Même si ce travail apparaissait très différent de ce que nous avons l'habitude de faire, ce fut néanmoins très enrichissant et, pour reprendre l'adage d'une chère élève "les différences font la richesse de notre art..."
Comme le disait notre invité, ces applications ne sont que la suite des bases à acquérir lorsque l’on est débutant, un chemin parmi tant d’autres, un chemin parcouru dans la joie et dans un très bon esprit. Il ne serait pas étonnant qu’il compte de plus en plus de marcheurs le sillonnant…
Autre article du blog sur Fabrice : ici 
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